Christophe Malavoy fait ses premiers pas au Cours Raymond Girard avant d’entrer au Conservatoire de la Rue Blanche (ENSATT- www.ensatt.fr). Il y rencontre ceux qui, comme lui, formeront la troupe dirigée par Stuart Seide. Trois spectacles élisabéthains verront le jour et connaîtront un vif succès, Troïlus et Cressida de Shakespeare, Dommage qu’elle soit une putain de John Ford, et Mesure pour Mesure de Shakespeare. Même si on l’avait déjà aperçu dans quelques films dont Le Dossier 51 et Le Voyage en douce de Michel Deville, il n’obtient son premier rôle important au cinéma qu’en 1982 dans Family Rock de José Pinheiro, qui lui vaut le César du Meilleur Espoir.















                               Family rock - Avec Sylvie Orcier


C’est en 1985 qu’il se fait connaître du grand public avec Péril en la demeure qui consacre Michel Deville comme l’un de nos meilleurs réalisateurs. La même année, il reçoit le Prix Jean Gabin et tourne Bras de fer de Gérard Vergez, un des films les plus originaux sur la période de l’occupation. Le duel à l’épée qui l’oppose à Bernard Giraudeau à la fin du film est un des plus longs et des plus intenses du cinéma.












Il enchaîne avec le premier film de Régis Wargnier, La Femme de ma vie, pour lequel il reçoit une nomination pour le César du Meilleur acteur.










La Femme de ma vie - Avec Jane Birkin


La critique le consacre pour ce rôle de violoniste alcoolique:Christophe Malavoy, le héros romantique de cette histoire pas romantique y est vibrant de désespoir, bouleversant d’impuissance et de détermination.”

Jane Birkin, sa partenaire, dira de lui :” Christophe, c’est un garçon que j’admire pour sa qualité humaine et comme acteur.  Dans la Femme de ma vie c’est lui qui était le plus courageux. Il a une telle dignité en lui, un tel respect de l’autre, une telle horreur de l’exibitionnisme, que pour lui c’était très difficile d’être un homme avec des échecs, et qu’il en parle, qu’il se dénude en quelque sorte, aussi fragilement. Et c’est un homme fragile. Il était en fait parfait pour le rôle.”


Après une escapade réussie dans la comédie avec un film de Claude Zidi, Association de Malfaiteurs, il tourne avec Robert Enrico une émouvante adaptation du livre de Françoise Sagan, De Guerre Lasse. Son interprétation remarquée lui vaut une autre nomination pour le César du meilleur acteur.



















        De Guerre Lasse - Avec Nathalie Baye



Le cinéma Italien lui propose de rencontrer des partenaires de qualité comme Charlotte Rampling et Massimo Girotti dans Rébus de Massimo Guglielmi, d’après une nouvelle d’Antonio Tabucchi. Le film est éclairé par le chef-opérateur de Visconti puis de Fellini, Guiseppe Rotunno. Quelques temps plus tard c’est un film de Cristina Commencini qui réalise une comédie sentimentale et libertine dans l’aristocratie du XVIIIeme, I Divertimenti della vita privata, avec notamment Vittorio Gassman et Giancarlo Giannini.


En France, Christophe Malavoy poursuit son goût pour l’Histoire avec un  film original sur le second Empire, La Soule de Michel Sibra, où il incarne un hussard de l’armée napoléonienne, puis c’est une grande aventure qui l’attend en Guyane où il incarne l’aventurier Jean Galmot, une grande fresque en cinémascope réalisée par Alain Maline qui relate la vie épique et tumultueuse de cet homme hors du commun qui après avoir été chercheur d’or, mena le combat courageux pour affranchir ses frères noirs de l’esclavage politique, et dont la mort tragique par empoisonnement déclencha des émeutes sanglantes à Cayenne. Christophe Malavoy rapportera de cette aventure très marquante un ouvrage, D’étoiles et d’exils -Editions Flammarion - et quelques dessins à l’encre de chine. (Mon Carbet sur L’Oyapock)
















À son retour, il décide de renouer avec le théâtre et c’est une autre aventure, tout aussi palpitante, celle de D’Artagnan que lui propose Jérôme Savary à Chaillot, puis, en raison du succès, au théâtre Mogador.














Claude Chabrol fait appel à lui pour incarner Rodolphe, l’amant de Madame Bovary avec Isabelle Huppert. Il retrouve le cinéaste qui l’avait déjà dirigé quelques années plus tôt dans une adaptation du roman de Patricia Highsmith, Le Cri du hibou aux côtés de Mathilda May.


La Télévision va lui offrir également l’occasion de grandes émotions et d’affirmer son art dans le jeu d’acteur. L’Affaire Seznec réalisée par Yves Boisset, sera plébiscitée aussi bien par la presse que le public et restera un moment fort dans la carrière des deux hommes qui tourneront six films ensemble.


Christophe Malavoy revient au théâtre qui lui offre de très beaux rôles comme celui de l’abbé de Pradts dans La Ville dont le prince est un enfant de Henry de Montherlant, dans une mise en scène de Pierre Boutron, qu’il joue au théâtre Hébertot, puis en tournée, avec un jeune débutant à ses côtés dans le rôle de l’élève Sevrais, Guillaume Canet. Cette interprétation le hisse au premier plan et on peut lire sous la plume de Michel Cournot du journal Le Monde Christophe Malavoy se montre l’un de nos comédiens les plus éveilleurs d’émotions et de songes, peut-être surtout en ce que l’acte de jouer n’interrompt pas chez lui l’acte de douter, d’explorer encore et presque à l’aveuglette  les ombres lointaines du rôle.” 



Christophe Malavoy porte lui-même à l’écran pour Arte une adaptation de la pièce, avec Michel Aumont dans le rôle de l’abbé Supérieur. La critique est unanime sur la qualité de la réalisation et le film reçoit cinq nominations aux Sept d’Or.


L’attirance pour l’écriture s’affirme chez le comédien, et il publie chez Flammarion un roman poignant sur la guerre de 14, Parmi tant d’autres, où il évoque l’agonie de son grand-père, André, tombé au champ d’honneur en 1915 en Champagne... Il reçoit pour cet ouvrage le Prix du Livre de l’été à Metz.

Quelques années plus tard, il portera à l’écran son roman sous le titre Ceux qui aiment ne meurent jamais et interprétera le rôle de son grand-père.





Plusieurs ouvrages suivront, La brûlure du jour aux éditions de la Renaissance, J’étais enfant pendant la guerre aux éditions de la Martinière, À hauteur d’homme aux éditions Flammarion, et Lettres de résistances aux éditions Pocket.



Christophe Malavoy se fait de plus en plus présent au théâtre qui lui procure de grands textes à travers des auteurs aussi différents que Luigi Pirandello, Jean-Marie Besset, Miguel del Castillo, William Gibson, Sacha Guitry ou encore Romain Gary qu’il incarne magnifiquement au théâtre du Petit Montparnasse et pour lequel il reçoit une Nomination aux Molière dans la catégorie “seul en scène”. Il en signe également l’adaptation et la mise en scène.



Après deux films réalisés pour Arte, il réalise au cinéma Zone Libre qu’il adapte de l’oeuvre éponyme de Jean-Claude Grumberg avec notamment Mathilde Seigner, Jean-Paul Roussillon et Tsilla Chelton.




Depuis son court-métrage Off, réalisé à Cannes en 1981, où il fait preuve d’un tempérament burlesque et d’une véritable audace artistique, Christophe Malavoy affirme aujourd’hui sa personnalité et son talent dans la réalisation de projets personnels.




Un livre sur Louis-Ferdinand Céline sur lequel il travaille depuis plusieurs années Céline, Même pas mort!...aux éditions Balland - sortie en 2011 -

Un magnifique Madame Butterfly de Puccini qu’il met en scène pour les Opéras en plein air, la critique unanime saluant la grande qualité de son travail.



Il vient récemment de signer une BD avec la complicité des frères Brizzi pour les dessins, La Cavale du Docteur Destouches, sortie en septembre 2015 aux éditions Futuropolis.




Il revient au théâtre en 2014/2015 avec la création de  Big Apple de Isabelle Le Nouvel, avec Marianne Basler, sous la direction de Niels Arestrup, au Théâtre de L’Ouest Parisien. Reprise au Théâtre de Paris - salle Réjane.


Il signe ensuite la création d’un spectacle sur la guerre de 14/18, intitulé «Qui se souviendra» d’après son ouvrage «Parmi tant d’autres», il est accompagné par le Quatuor Psophos pour cette évocation très visuelle et musicale dont la scénographie est assurée par le sculpteur Francis Guerrier.























Prochaine étape, la création au printemps 2017 de la pièce de Didier Caron «Fausse note» aux côtés de Tom Novembre.

Reprise à Paris à la rentrée sept/oct. Le spectacle est programmé au Festival d’Avignon 2017 au théâtre du Chien qui fume.




En projet, un spectacle adapté du livre de Joseph Roth «La Légende du Saint Buveur» qu’il doit mettre en scène et interprèter.

-Production en cours-



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Photos - Sipa - Corbis - TF1 - Arte -

Richard Melloul - David Koskas - Pierre Georges - Michel Deville - Jean-luc Carruccio - J.P Maestracci - Francis Guerrier -





Extraits

de la Critique

La Ville dont le Prince est un Enfant.docx